Monday, June 11, 2012

WWOOF WWOOF! - Episode 2

Ça y'est, nous partons demain matin pour près de 3 semaines de Wwoofing au Portugal !! Nous partons à São Teotónio (carte ci-dessous) dans une ferme appelée "Reguengo" à seulement 15 km de l'océan Atlantique, située dans un vallée isolée des montagnes de Monchique, et sur la rivière Seixe encore intacte. Loin des zones touristiques, c'est un endroit idéal pour des vacances reposantes ! Les repas y sont végétariens et une fois par semaine, le chef propose des spécialités du Portugal comme Frango piri-piri (poulet épicé), Carapaus (poisson grillé) ou Bacalhau (un plat national). Reguengo est un projet orienté vers le respect de l'environnement où l''électricité et l'eau chaude sont fournis par des panneaux solaires et l'eau potable provient de leur propre puît et ensuite purifiée avec un système d'osmose inverse



Reguengo est le résultat de 7 amis allemands qui ont tout quitté il y a 15 ans pour vivre leur rêve et le partager avec d'autres. En fait, cette ferme accueille des clients souhaitant se relaxer pendant une semaine, avec ou sans enfants, dans un cadre paradisiaque, perdu en pleine nature. Ils proposent différentes activités (baignade, tennis, surf, yoga, équitation, shopping et visites guidées, méditation, course-à-pied, etc.) et différentes relaxations réalisées par des pros (massages des pieds et mains, du dos, à l'encens et à la bougie; des traitements pour la peau; et des exercices musculaires).


Nous ne savons pas encore très précisément ce que nous allons faire sur place. Probablement des tâches ménagères, s'occuper des chevaux, etc. Secrètement, j'espère pouvoir faire un peu de tennis et du surf après le boulot :) Dans tous les cas, nous allons profiter pleinement des environs, du calme naturel, et aussi d'être déconnecté pendant 3 semaines !

Plus d'infos à mon retour...

Sunday, June 3, 2012

SMIO/ Perspectives on Human Resource Management (3/3)

Après les trois premières semaines où nous avions eu deux modules plutôt différents basés sur la Gestion des Ressources Humaines (GRH) spécifique aux Project-Based Organizations (PBO) et aux organismes à but non-lucratif, nous avons continué sur deux autres modules ainsi qu'un examen final: take-home exam.

GESTION DES RESSOURCES HUMAINES À L'INTERNATIONAL
Le 3ème module fut consacré à la GRH internationale: la mobilité à travers le Globe, dont le professeur était Marie Bengtsson (vraiment apprécié par la classe car elle était déjà notre prof pour notre premier cours : Leadership & Organization). Après une conférence soulignant l'importance de la mondialisation ainsi que ses effets, les enjeux de contrôle et de coordination dans ce contexte spécial, le concept de glocalisation (Think Global, Act Local), les diverses stratégies d'internationalisation depuis les premières entreprises de commerce international et enfin les défis/opportunités concernant la gestion des expatriés. Cette dernière partie sur l'expatriation a soulevé des questions de recherche intéressantes pour aller plus loin sur le sujet...à garder dans un coin de ma tête !
Livret de références. (Cliquez pour lire)


D'ailleurs, notre devoir en groupe était de créer un livret (=booklet) de défis et d'opportunités à propos de la GRH internationale. Ce devoir avait deux sous-parties : d'abord, une recherche individuelle massive d'articles scientifiques avec des résultats intéressants. Deuxièmement, mettre sur pied un livret avec toutes les références que nous conseillons à toute entreprise de lire, si elles pensent à s'expatrier. 


Le plus drôle était la formation des groupes ! Après la première partie (la collecte d'articles), nous avons eu 3h de speed-dating : nous avions chacun 1mn pour présenter nos conclusions à un autre étudiant, afin de savoir si nos conclusions sont les mêmes (aucun intérêt à faire équipe ensemble) ou différentes (plus de connaissances en s'associant ensemble).



Bon, je n'avais jamais fais de speed-dating auparavant... et je ne pense pas que je le ferais maintenant ! C'était tellement stressant, cette tension à en devenir fou. Et puis, après la 14e fois que je répétais le même discours à une nouvelle personne, il y a de quoi tourner de l'oeil ! Quoi qu'il en soit, un logiciel a ensuite déterminé les groupes de 4 élèves ensemble et 2 jours plus tard, le livret était prêt pour chaque équipe. Comme mon groupe a obtenu 7/7 points, je pense qu'il était assez bon :)


La semaine s'est terminée sur un seminar de 4h basé sur une étude de cas : Le Comité International de la Croix-Rouge, Managing Across Cultures. Toute la classe est venu au séminaire, n'ayant seulement  lu l'étude de cas. Puis nous nous sommes séparés en deux groupes qui ont dû préparer une argumentation pour «combattre» les uns contre les autres dans une bataille d'arguments : un 1er groupe argumente pendant 3 min et un 2ème groupe contre-argumente pendant 30sec. Le processus a été répété 8 fois ! Encore une fois, assez stressant, mais vraiment intéressant d'un point de vue d'apprentissage !

GESTION DES RESSOURCES HUMAINES ET TENDANCES SOCIALES
Le 4ème et dernier module, GRH & Tendances Sociales : Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) a été traité par Charles Woolfson et Branka Likic-Brboric. Cela a commencé avec une conférence très longue et ennuyeuse sur la RSE : sa (r)évolution, son contexte, ses acteurs, ses défis, etc. Une perte de temps de 3h puisque nous avions déjà abordé ces sujets pendant certains cours précédents...

Le lendemain, Charles Woolfson nous a dramatiquement raconté une histoire contemporaine : l'Explosion de Deepwater Horizon. Beaucoup de photos, quelques citations de journaux et surtout un discours animé de haine envers British Petroleum pour nous rappeler tout ce qui s'est passé jusqu'à ces dernières semaines : l'explosion, ses conséquences environnementales, les réactions, le nettoyage et le coût humain.

Charles Woolfson

Tout cela nous amène au travaux de groupe à terminer pour la fin de semaine : défendre l'une des partie prenante au procès fictif entre BP, le gouvernement, les ONGs, les familles des victimes, et les organismes de régulations. Chaque groupe a du préparé à speech de 10mn à présenter face à un groupe opposant. Mon groupe représentait BP, face aux familles des victimes. Charles nous a bien laissé comprendre que quoiqu'il arrive, BP allait perdre le procès. Rien de plus motivant pour nous !

Vendredi, Charles était habillé dans une sorte de robe de chambre qu'il utilisait comme robe de juge. Plutôt marrant quand on y repense... Le procès s'est déroulé comme prévu : chaque partie s'est défendue et a rejetée la faute sur les autres avec 10mn de speech, suivie d'un débat de questions / réponses de 10 autres minutes. Et, BP a perdu. Mais nous avons tous obtenu les points maximum (5/5). Nous étions donc en week-end, censé nous reposé pour être prêt pour l'examen maison de lundi...

TAKE-HOME EXAM
Après 4 différent modules abordant des perspectives différentes sur la GRH, il nous fallait bien sur, passer un examen. Cette fois-ci, une nouveauté : nous avons une semaine pour répondre à 4 questions (une par module), avec libre accès à toute la littérature utilisée précédemment, avec 1500 mots par réponse. Coup d'envoi : lundi 28 mai, 12h00. Pour être sur d'arriver au bout, j'ai commencé par un break d'une demi-journée, normal.

Mercredi c'est foot !
L'examen seul, nous donnera la note finale du cours. Tous les travaux de groupe réalisés pendant les 4 modules ne servent à rien, du moment que l'on a 25/40 points...pas très difficile donc. Du coup il y avait pas mal de pression sur ce dernier devoir ! Le plan était de faire une question par jour. Sauf que mercredi, avec quelques autres collègues de classe, nous avons participé à la Diversity Cup que nous n'avons bien sûr pas remporté. Au final, après une fin de semaine intense, j'ai terminé mon exam 2 jours en avance :)



Photo de classe
Voilà, j'ai terminé ma première année à Linköping University. Une réussite sur plusieurs points : éducation, social et culturel. J'ai rencontré des personnes très intéressantes avec qui je veux garder contact. J'ai de la chance de partir un semestre pour mieux revenir...d'autres partent définitivement, maintenant qu'ils sont diplômés. Bref, GREAT SUCCESS!

Saturday, May 26, 2012

WWOOF WWOOF! - Episode 1


Créé en 1971, Worldwide Opportunities on Organic Farms (WWOOF), auparavant appelé Willing Workers On Organic Farms ou encore  avant Working Weekends on Organic Farms, est un large réseau de fermes biologiques (regroupés par pays dans une organisation nationale) souhaitant accueillir des volontaires, appelés wwoofers.

En échange de l'aide apportée, ces fermes offrent la bouffe, le logement et surtout l'opportunité d'apprendre les pratiques écologiques locales pendant la durée du séjour.



WWOOF sert de lien entre les petites fermes biologiques cherchant de la main d'oeuvre et les personnes souhaitant travailler bénévolement tout en visitant différents lieux. Ce principe est largement utilisé par les jeunes qui souhaitent voyager et rêvent d'aventures. Par exemple, de nombreux américains arrivent en Europe avec 2-3 adresses de fermes pour y vivre pendant quelques semaines/mois et traverser un pays en y découvrant sa culture de l'intérieur !


View WWOOF Worldwide in a larger map

Dans le monde, 99 pays ont au moins une ferme bio accueillant des volontaires. Bon, ok, il y en a une vingtaine avec seulement une ferme... Mais 50 pays disposent de leur propre organisation nationale qui regroupe plusieurs fermes. Il paraît normal qu'il y est certains pays avec plus de succès que d'autres, de part leur taille, ancienneté, paysages, etc.


Par exemple, WWOOF Portugal regroupe 98 petites ou grandes fermes dans différentes régions du pays, ayant toutes un fonctionnement biologique et promouvant un développement durable. Certaines fermes ont besoin d'aide toute l'année, d'autres seulement l'été ou l'hiver, et certaines fermes en ont besoin urgemment ! Le boulot demandé dépend bien sûr de l'exploitation réalisée, et il y a de tout ! Le wwoofer peut être amené à planter des patates, emmener des brebis pâturer en montagne, récolter du raisin, fabriquer un enclos, peindre ou rénover un bâtiment, ou tout simplement cuisiner.


Les volontaires intéressés par une de ces tâches peuvent donc travailler dans ces fermes, bien souvent pour un minimum de 2 semaines. Le rythme de travail varie également, de 4 à 6 heures par jours, 5 à 7 jours par semaine, etc. : du moment que le travail est fait en fin de journée/semaine, et que ça colle à ce qui est convenu entre les propriétaires et le bénévole. Bien souvent l'alimentation y est végétarienne, le mode de vie plutôt hippie, les paysages s'étendent de la mer à la montagne (oui, avec une forêt en chemin), la permaculture et le yoga sont pratiques courantes, etc...

Le principe est le suivant : les fermes qui désirent accueillir des volontaires peuvent utiliser l'organisation WWOOF de leur pays pour disposer d'une fenêtre d'affichage vaste. En payant 25€, leurs coordonnées sont mises à disposition dans un carnet d'adresses en ligne. Pour accéder à ses informations de contact, les wwoofers doivent devenir membre pour 15€/an. Une fois le contact établi, les deux parties causent dates, avantages en nature, durée de travail, etc...


Bref, Caro et moi avons décidé de partir faire du Wwoofing au sud du Portugal du 12 au 30 juin 2012, dans la région d'Algarve. Nous avons déjà trouvé une ferme pour nous accueillir et nous attendons avec impatience d'y arriver ! Comme beaucoup d'autres étudiants avant nous, cela va nous permettre de partir en vacances pour quasiment pas un rond (billet d'avion aller-retour à 30€ seulement) ! La suite de cette expérience tout prochainement..

Plus d'infos sur WWOOF par là : 

Tuesday, May 22, 2012

REDD+ : une réponse globale pour la gestion durable des forêts et contre la déforestation ?

Depuis le Sommet de la Terre de Rio (Rio de Janeiro, Brésil) en 1992, l'hypothèse d'un développement global et durable a parcouru un long chemin. Deux décennies plus tard, le Sommet de la Terre de Rio +20 sera la troisième conférence sur l'environnement et le développement de l'Organisation des Nations Unies (ONU). Au cours du siècle passé, le monde a été témoin de grandes pertes de forêts et de terres boisées. La raison pour laquelle le monde doit être plus que préoccupé par une gestion forestière plus globale et plus durable, c'est parce que les forêt sont une ressource clé pour la société et les êtres humains. En effet, cette tendance mondiale croissante a la déforestation, responsable de près de 20% de toutes les émissions de dioxyde de carbone. Ainsi, la déforestation a un rôle important dans les émissions de gaz à effet de serre - et donc, le réchauffement climatique - dont les politiciens ont tant peur.
La déforestation a pris de l'importance dans le domaine de la biodiversité. Entre 1990 et 2005, l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture des Nations Unies a constaté que 14,5 millions d'hectares de forêt par an ont été détruits. Entre 1990/2000 et 2000/2005, le taux a augmenté de 2,3 millions d'hectares par an ! Le problème est que la perte de forêts a lieu dans les pays en développement plutôt que dans les pays développés. C'est là que le programme "Reducing Emissions from Deforestation and Degradation" (REDD) entre sur la scène mondiale en 2008. En bref, son objectif est de «permettre aux pays qui peuvent réduire les émissions dues à la déforestation, d'être payer pour le faire». En outre, dans le cadre du programme, la stratégie REDD + serait également un moyen de fournir un soutien vital pour les communautés locales et les populations autochtones, de protéger la biodiversité et les ressources en eau, et d'aider les pays à s'adapter au changement climatique. 
La première partie de mon document fournit les informations de base sur la façon de parvenir à un développement durable au niveau mondial. Cela nous amène à la question sur laquelle ce document se penche : es-ce que le programme REDD + est une réponse globale pour la gestion durable des forêts et contre la déforestation ? Pour mener à bien cette discussion, la deuxième partie du document commence par définir ce qu'est la déforestation, quels sont les défis et pourquoi est-il de l'intérêt mondial de s'y attaquer. Ensuite, le programme REDD développé par l'ONU est présenté. Enfin, les réponses contre la déforestation donnée par REDD + sont évalués pour répondre à la question.

Cliquez pour lire le document.


Voilà mon papier préparé pour ma classe de Dévelopement Durable dans un Context Global. Je vous invite à lire ce document et de suivre l'actualité concernant Rio+20 et comment ce 3ème sommet international va adresser ce le problème de la déforestation globale. Es-ce que le programme REDD+ de l'ONU créé en 2008 est une bonne initiative ? Réponse dans quelques années ;)


Monday, May 14, 2012

SMIO/ Perspectives on Human Resource Management (2/3)

J'en suis rendu à la moitié de mon dernier cours, Perspectives on Human Resource Management, il doit être temps de parler de ces 3 dernières semaines...


La grosse première semaine fut dédié à la littérature : nous étions censés lire plus de 30 articles afin d'être préparé pour les 4 prochains modules et y rentrer directement au coeur du sujet. Le premier module était consacré aux pratiques de Gestion des Ressources Humaines (GRH) dans les Project-Based Organizations (PBO) et c'était dirigé par Karin Bredin. Nous avons commencé par définir en profondeur ce qu'est une PBO et ce qu'on entend par travailler sous forme de projets. Tout cela a eu la gentillesse de de nous rappeler ce que nous avons bossé pendant le cours de gestion de projet dans les organisations internationales. Puis nous nous sommes penché sur les défis de la GRH dans les PBO, ainsi que leurs solutions adéquates. Nous avons étendu cette approche avec un travail en groupe : en tant que consultants RH (4 élèves par groupe), nous avons présenté les défis et les solutions au directeurs d'une fausse organisation (représenté par le reste de la classe) lors d'un seminar. Dans l'ensemble, c'était une semaine intéressante ! J'ai senti ça comme si c'était une semaine de coup d'envoi... Pas trop de pression !

Extrait de ma présentation sur le développement de compétences
Le deuxième module était consacré à la GRH dans les organismes à but non-lucratif (Non-Profit Organizations - NPO) et dirigé par Åsa-Karin Engstrand. Pendant la conférence, nous avons eu un aperçu des caractéristiques spécifiques, conduisant à certains défis, comment y répondre et les différentes pratiques de GRH dans les PBOs. Nous avons également continué avec un travail de groupe où nous avons dû concevoir un processus de recrutement pour une NPO que nous avons choisi. Et ce fut amusant à faire ! J'ai bien aimé découvrir les principales différences dans des NPOs, plus spécifiquement en GRH : gestion des bénévoles, salaires moins élevés, motivations intrinsèques, etc.

Extrait de notre processus de recrutement pour une NPO cherchant à combler un poste de Project Manager.
Deux modules restent à terminer, un examen maison à rédiger et dans 3 semaines j'ai terminé ma première année !